Pourquoi suis-je praticienne en hygiène de vie et naturopathie spécialisée dans le burnout?

Lorsque je m’adresse à « ma petite fille intérieure » pour lui demander ce qu’elle souhaite faire quand elle sera plus grande, 2 parties de moi se manifestent:

  • une petite fille sage au visage sérieux qui dégage de la peur,
  • une petite fille légère et pleine d’espoir qui court en riant aux éclats. Il s’émane d’elle de la fraîcheur et de la joie de vivre.

De là je me retrouve avec 2 « petites Nathalie » avec 2 énergies différentes : une emprisonnée par la crainte et une pétillante qui a cette faculté d’être heureuse parce qu’elle se sent libre et que tout lui parait possible. Ces 2 petites filles c’est moi !

La Nathalie sage aimerait être professeur car son papa lui a énuméré et répété les avantages : sécurité de l’emploi, salaire correcte, horaires convenables, beaucoup de vacances pour m’occuper de mes enfants… Pour cela il faut bien travailler à l’école. « Quand on veut on peut ! » me disait-il. Seul la réussite compte.

Ce papa et chef d’entreprise m’a en fait transmis sa peur et son insécurité. Il avait peur que si un jour mon mari me quitte, je ne sois pas en mesure de subvenir à mes besoins. Il a voulu me protéger et me préparer à une vie semée d’embuches. En tout cas, son intention était louable. Et malgré que ces peurs lui appartiennent et que cela concerne sa propre vie, la Nathalie sage est née, apeurée par l’avenir. Le plaisir, l’envie et être à l’écoute de ses émotions ce n’est pas sérieux et je ne voulais pas paraître faible aux yeux de mon père pour le rassurer. Les rôles se sont inversés. Aujourd’hui quand je suis à l’écoute de cette partie de moi, physiquement je ressens un poids sur les épaules et je suis triste pour elle.

Quant à la Nathalie pleine de vie elle a confiance en l’avenir, elle est courageuse et aussi loyale. Il émane d’elle beaucoup de sérénité, et au niveau de mon plexus solaire elle rayonne. Tant qu’elle garde sa liberté et qu’elle a la place pour vivre, elle gardera sa flamme et sa joie de vivre. Et je remarque avec amusement que cette Nathalie accueille avec amour la Nathalie sage alors que cette dernière la juge.

Aujourd’hui grâce à cette introspection et à cette écoute intérieure, j’observe qu’au fil du temps, une des deux Nathalie à pris de l’ampleur. J’ai effectivement achevé mes études ibériques et latino américaines pour devenir professeur. Puis finalement je suis devenue salariée dans une grande entreprise dans le milieu médical. Voilà, j’ai mon CDI, un salaire correcte voire même très bon à une période de ma vie avec véhicule de fonction et tout l’attirail d’une personne qui « réussit dans la vie ». A 30 ans j’étais propriétaire d’un appartement à Paris et en parallèle je commençais une psychothérapie parce que je sentais que quelque chose était bancale. Comme quoi la « réussite » ne rime pas forcement avec « épanouissement ».

Dans un premier temps c’est mon corps qui s’est manifesté. J’ai traversé divers maux et la maladie. En effet ces injonctions de toujours tout bien faire ainsi que cette pression sociétale et professionnelle, n’a fait que me mettre sous pression.

Puis, plusieurs années plus tard: burnout professionnel. C’est alors que je suis tombée enceinte et que mon burnout est venu vampiriser la jeune maman que j’étais. Il était temps que je change et que je cherche à m’aligner.

Albert Einstein a dit une phrase pleine de bon sens je trouve :

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. »

J’ai donc décidé de changer et d’essayer une autre voie. C’est alors que ma petite voix intérieure de la Nathalie vaillante est venue refaire surface dans ma vie. Je réalise que c’est grâce à elle que j’ai osé alors que je n’avais plus d’énergie. A cette époque je m’étais posé la question : « Qu’est–ce que tu aimerais faire si tout était possible ? ». Cette petite fille m’a répondu et la réponse vous la connaissez puisqu’après 20 ans de salariat, je me suis replongée dans les études avec un nourrisson, des nuits blanches, moins d’argent, des troubles de la mémoire, de la concentration et de l’humeur liés au burnout maternel ainsi que peu de soutien [« La chute vers le burnout »]. C’était mal barré cette reconversion! Mais avoir peur, douter et oser ne sont pas antinomiques. Tout comme mes parts intérieures, elles cohabitent et si elles existent c’est qu’elles ont une raison d’être.

Deux ans plus tard, j’ai validé ma reconversion avec comme sujet de mémoire le burnout parental. Me voilà désormais praticienne en naturopathie spécialisée dans l’accompagnement lié au stress et de son impact sur le corps.

Une nouvelle aventure commence!

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